Biographie

Au cours des 20 dernières années, l’imaginaire de la dessinatrice et artiste peintre Louise Naud est entré dans l’intimité de milliers de foyers.  Ses œuvres d’art aux décors et personnages sans visage nous transportent dans son univers enjoué et coloré.   

Son enfance 

Artiste autodidacte d’origine canadienne française, Louise a vécu une enfance des plus heureuses dans le petit village de Barraute situé dans la région de l’Abitibi-Témiscamingue au nord du Québec. Une région réputée pour ses lacs et ses rivières où des dizaines de chevalements miniers s’étirent dans le ciel pour extraire de riches minéraux de ces sols à saveur aurifère, où la forêt s’embrase juste avant le crépuscule, où les aurores boréales dansent sur un tapis d’étoiles, où il fait bon profiter de chaudes et longues journées d’été tout comme de rigoureux hivers… C’est donc de cet univers riche et coloré, de ces paysages immenses et de ces ambiances chaleureuses que proviennent plusieurs scènes qu’elle fait revivre sous son pinceau. 

« Je me souviens, très jeune je m’endormais sous le regard de toutes ces couleurs et je m’imaginais tous ces petits bonshommes qui s’amusent et que j’allais dessiner le lendemain ».

Dans son village natal, il n’y a pas d’école spécialisée en art.  Très jeune, elle a le talent et la passion mais c’est seule qu’elle travaille à améliorer sa technique.  « Adolescentej’admirais les grands dessinateurs de ce monde comme Hergé et Uderzo.  Je scrutais chaque détail de leurs personnages et ça me fascinait. La passion du dessin et de la peinture me coulait déjà dans les veines » commente l’artiste. 

Après l’école secondaire, Louise poursuit ses études, délaisse sa passion et s’engage au sein d’une compagnie de télécommunications. 

C’est 15 années plus tard, lors d’une période d’immersion en langue anglaise, passée à Toronto, qu’elle découvre les grandes galeries d’art. « J’ai eu le plus grand coup de cœur de ma vie! », s’exclame Louise.  Au cours de cette période, elle passe toutes ses fins de semaine et ses temps libres à visiter les galeries d’art disséminées dans différents quartiers de la ville et c’est alors que renaît  la passion créative et colorée qui a habité son enfance et son adolescence. 

Au retour de Toronto, elle reprend contact avec cet univers et c’est finalement en 2000 qu’elle décide d’afficher ses couleurs en public pour la première fois. Elle réalise que cette passion du dessin et de la peinture qui l’habite et qu’elle illustre sur canevas parle au public, touche les gens et les font sourire. 

« Reprendre contact avec mon univers créatif m’apportait de l’équilibre et une nouvelle énergie pour traverser le quotidien.  Ce fut très positif dans ma vie », se souvient l’artiste. 

La psychologie derrière l’artiste 

Derrière ce travail, se cache la psychologie de l’artiste. 

« On m’a souvent demandé pourquoi mes personnages sont créés sans visage. Pour moi, on ne peut définir une personne par son apparence.  Derrière chaque être humain, il y a une histoire. Pour définir une personne, il faut regarder au-delà de son visage, il faut voir son âme. Je crois que mes personnages sans visage permettent aux gens de se retrouver, de se définir, de raviver des souvenirs et parfois même de se créer une histoire bien à eux. Ces personnages sans visage, c’est ma façon depuis toujours de les inventer », commente Louise.  

Louise est également consciente que nous vivons à une époque où tout va rapidement, où la production domine et dans laquelle notre bonheur et nos plaisirs passent au second et parfois au dernier rang. Avec ses décors et ses personnages aux multiples couleurs, elle veut faire sourire les gens et démontrer qu’il est important de s’amuser au quotidien bref, apporter un sentiment de simplicité et de joie de vivre. 

Sa générosité 

Depuis 2005, son engagement lui a valu beaucoup de reconnaissance; plusieurs de ses œuvres d’art ont été vendues aux enchères au profit de divers organismes tels que l’Institut universitaire de santé mentale de Montréal, la Fondation Olo, la Fondation de l’hôpital de Montréal pour enfants, le Théâtre français de Toronto, Leucan et Centraide Abitibi-Témiscamingue. En 2019, l’oeuvre intitulée « Précieuse est la mine d’un golfeur » se vend 8200$ au profit de cette dernière. 

Pour Louise, peindre est un mode d’expression en soi et une façon de marquer le temps à travers des lieux et des âmes. Aujourd’hui, elle sait que sa créativité est un don, que l’art est sa passion et que les défis sont sa force.  

Son entreprise 

Ses scènes colorées aux personnages sans visage deviennent rapidement populaires. 

En janvier 2008, ses toiles font leur entrée dans une prestigieuse galerie d’art du centre des affaires de Toronto.  Cette même année elle créé officiellement son entreprise, Créations Louise Inc., et lance son site web. Jusqu’en 2019, elle continue de travailler à temps plein chez Bell Canada et gère son entreprise personnelle les soirs et les fins de semaine. 

 « J’étais prête à cela en 2008 : j’avais de l’expérience de travail, je me sentais capable et j’ai eu beaucoup d’aide pour réussir à y investir autant d’heures de travail chaque semaine.  Aujourd’hui, chacune de mes œuvres est pour moi un nouveau défi et m’apporte une énergie incroyable. Je suis heureuse d’avoir un seul emploi, soit être dessinatrice et artiste peintre à temps plein. Ce travail m’occupe grandement parce qu’au-delà de la création de mes œuvres, je gère et je supervise tous mes contrats de reproduction ». 

À ce jour, elle a exposé au Canada, en France et en Bulgarie et plus de 230 de ses œuvres font partie de collections privées et publiques. 

Bienvenue dans le monde imaginaire de Louise Naud